Combien de temps encore, faut-il attendre
Pour que ces enfants se sentent enfin vivants
Ces enfants ni noir ni blanc, fragile et transparents
Innocents se tassant dans de vieux blocs de ciments
Fragilité guettant le court instant, pouvant trouver un sens
Pouvant éloigner leurs souffrances, évoluant dans l’espérance
Ces enfants ni noir ni blanc s’endormant en silence
Ces enfants ni noir ni blanc s’exposant à une réalité bien pesante
Rêvant du moment, d’élever leurs psaumes, en souriant
En suant, sans que l’on ne leurs porte de jugement
Sans avoir à prier en s’agenouillant, où à espérer de son président
Ces enfants ni noir ni blanc, souhaitant s’intégrer tout simplement
Ces enfants ni noir ni blanc, voulant appartenir à une France moderne
Où l’indifférence est soit disant, inexistante
Combien de temps encore, faut-il attendre
Avant de donner la chance, à ces enfants ignorants
Beautés métissés, évoluant entre intégration et médisance
Acceptant peu à peu la différence, d’être ni noir ni blanc
Ces enfants condamnés dès la naissance par le mélange
Ces enfants partagés entre péché et malchance
Ces enfants ni noir ni blanc, ne sachant où s’installer
Tant ils ne savent eux même, où ils sont invités à rester
Fut un temps se levait le jour dans la souffrance
Dans l’évidence, viendra celui de l’indépendance
Donnez l’espoir de pouvoir coucher leurs idées sur papier
A ces enfants ni noir ni blanc, sachant si bien jouer du violon
A ces enfants ni noir ni blanc, nous fredonnant toujours le même son
Sur un unique chant, en verlan.
11.08.07